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 La crise morale...

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sweetdaze



Nombre de messages : 2
Date d'inscription : 02/06/2007

MessageSujet: La crise morale...   Jeu 7 Juin - 20:53

Hello, bonjour à tous,

Je rentre directement en matière, mais il y a urgence...

Je suis aujourd'hui dans le brouillard total, dans une réelle solitude profonde... Je parle d'aujourd'hui évidemment, c'est pas tout les jours comme ça, mais le ton y est... Disons que les choses ont démarré étrange ce matin (hier, je reprend le texte aujourd'hui); ma douce princesse se pose des questions sur le couple qui se forme et veux prendre du recul, ... elle n'est pas très rassuré en fait ... et elle n'a pas tout à fait tort... Bref ça met dans l'ambiance même si le tout ne s'est pas si mal passé... Elle rentre chez elle, je descend voir mes collocs dont l'un est un de mes meilleurs amis qui rentre d'un mois d'absence, on discute, on se met à jours, je lui explique mon nouveau projet, il me propose d'y participer, et on se heurte déjà à la base du plan... On n'arrive pas à se comprendre... Pas si grave, je me reprends, on en reparlera plus tard. Je sors dehors, mon autre colloc s'occupe du jardin avec mon cousin, le soleil brille, il a plu deux jours durant, ils sont à la pioche pour planter deux trois légumes... Mon cous qui est descendu du nord pour passer quelques temps chez moi a pris quelques outils pour travailler du bois et nous a construit une chouette structure pour placer une poulie au dessus de notre puit; manque de bol, une erreur de calcul et le tout foire... de pas grand chose finalement, je lui propose une idée, mais de nouveau, on ne se comprend pas... J'en ai marre... Besoin d'aller m'allonger un peu, je suis fatigué...

La crise moral... Le brouillard... Ca va pas... Je me sens un peu seul...
Je remonte, check mon ordi et je reçois un mail d'un blog auquel j'avais souscrit dont je ne me rappelais même plus l'existence, me rappelant que j'avais un compte chez eux et que j'occupais de l'espace pour rien... Je tente d'écrire un peu, j'avais pas l'intention de faire ce genre "d'articles" si l'on puit dire: "hello, bonjour, je vais partager ma life avec vous, et ça va vous plaire, chuis grave perdu!" mais voilà, finalement pourquoi pas... Ca aurait peut être un sens? Je suis sûr que je ne suis pas le seul dans ce cas là, et puis de toute façon, j'ai besoin d'en parler... Il faut que je rêgle ça ou tout va s'écrouler autour de moi... Je flippe un peu, beaucoup, passionément... Mais un blog, c'est peut être pas assez, alors je check les forums psy... Alors, lisez si ça vous tente, zappez au pire, je crois pas en dieu, ça fait un de moins à qui je peux parler, j'ai pas assez de thunes pour me payer un psy qui va me couper net au bout d'une demi-heure de séance sans avoir bronché un sourcil tout du long... Mes potes sont perdus devant l'ampleur de mon cas je pense, ou peut être que je paranoï et que j'ai trop d'ego pour m'avouer au bord du gouffre... Si j'en parle à mes parents, ils flipperaient pire que moi et seraient capable de m'hospitaliser, honnêtement, je ne pense pas que ce soit nécessaire, je pense pas que ça m'aide beaucoup de bouffer des médocs, j'ai juste besoin de communiquer merci... Bref, je vous avez prévenu, c'est le bordel... C'est chaud, j'approche des 30 ans, et j'ai l'impression de courir dans tous les sens rattraper des oeufs qui tombent du ciel... Et tout ceux qui cassent sont des parties de moi qui s'effondrent... tout est remis en question et je ne sais plus ou m'appuyer...

Mes forces d'esquives secrètes ne répondent plus, je n'ai plus le choix, je dois replonger à la base réparer les dégâts... Ca fait plus de deux ans que ça dure... Merde, le temps passe! Ca fait presque quatre ans! Depuis le jour ou j'ai décidé de rentrer au pays après huit ans d'absence quasi totale... Retrouver la famille, reprendre des études, passer mon permis, me reinscrire dans les fichiers de l'état, construire un avenir et une relation familiale... Je dirais pas que c'est un echec, y a même eu de sacrés progrès et la confrontation est appaisé aujourd'hui... Mais la communication reste limité, je ne peux pas trop compter sur eux pour parler existence avec eux... l'histoire est profonde dans nos relations; je suis leur fils né un an après la mort de leur premier encore à quatre pattes... J'ai symbolisé le renouement à la vie, pour eux, il faut vivre c'est tout. Ma grande soeur, la première, avait 3 ans lorsque son petit frère se noyait devant ses yeux, elle ne pût s'empêcher dès lors de surveiller chaque geste et mouvement que je faisais; Après cela... la relation ne fût pas un succée... J'ai encore mon petit frère, le seul natif du pays, né à mes presque huit ans, mais là aussi, c'est compliqué... La famille et moi, c'est compliqué... mais ça s'améliore... J'ai repris les études, je suis maintenant titulaire d'un Baccalauréat générique: le DAEU! J'ai maintenant le droit d'entrer dans les universités depuis deux ans et je n'ai fait que m'y inscrire... Suivre les cours me semblait impossible vu la bibliographie imposé et ma lacune dans l'art de lire en plus de devoir payer un loyer, travailler, gérer le reste... J'ai remis pour plus tard... J'ai réussi mon permis et je conduis desormais légalement, un must, un stress en moins, mais je n'ai pas de vehicule, c'est compliqué et puis c'est une vrai pompe à fric... Je me débrouille encore assez bien sans, mais au besoin, je peux prendre le volant sans risquer les emmerdes... Aujourd'hui, les choses ne vont pas si mal; je vis en collocs avec des amis et ça se passe plutôt bien, même vraiment bien, on bosse tous nos projets et on s'entraide, on partage nos matos et compétences qui nous permettent de créer notre avenir, tout cela dans une immense baraque durement acquise mais hyper productive... Pour ce qui est des finances, j'ai connu bien pire et j'arrive sans trop de mal à investir dans du matériel... Mais je suis paumé, largué, c'est le big flou dans ma tête, je sais plus ou j'en suis, je sais plus ce que je veux... Je deviens suceptible, agacé, othiste, pathétique, paniqué, plus très sûr de mes capacités dans du long terme... Il y a encore une grosse fissure à la base que je n'ai pas colmaté... Je suis absent pour la plupart du temps, mon esprit est ailleurs, je refuse des appels, même ceux de ma princesse; tu m'étonnes qu'elle n'est pas très rassurée... On se connaît depuis trois mois et je zappe la moitié de ce qu'elle me dit... C'est pas cool...

C'est le bienvenu sa proposition de recul, je ne suis pas très à l'aise dans la peau du personnage que j'incarne, et je n'ai pas envie de lui balancer mes doutes et mes craintes, mais j'en suis là... ça pas de doutes... Je sais aussi que je n'ai pas grand choses à faire pour la récuperer, sortir de ma crise... Je peux décider d'oublier tout et de vivre simplement, tout est là, je n'ai plus qu'à tendre la main... Pourtant ce fossé délimite une terre que j'ai bien du mal à conquérir. Je sais que tout le reste suivra avec et qu'il faut que je sois clean et serrein, mes questions me poursuivront et me pouriront la vie... Il faut que je me retourne et que j'accepte la liste que j'ai mis en attente qui bouffe tout mon espace... Mon frère m'appelle, je met mon portable sous ma cuisse, je peux pas... pas maintenant... tant que j'arrive à écrire, je continue... Ce soir, on sors, et si je veux arriver à être un temps soit peu présent à la partie, il faut que je vide un peu les posts it, parce qu'il y en a tellement que j'arrive plus à suivre, quand un part, dix suivent! C'est la merde je vous dit... Avant les choses étaient simple: "Salut, tu fais quoi?" "Ah ben, je voyage, je trip à droite, à gauche, je viens de faire mille kilomètres en stop, j'ai rencontré des gens fabuleux, j'm'éclate, venez, on va boire un coup!"... Aujourd'hui je dois participer... Enfin, je sais pas comment le dire, mais je dois faire quelque chose de plus constructif, m'engager, je n'sais pas, ben voilà il est là le problème... Et je ne sais plus quoi dire autour de moi, j'essaie d'expliquer mais je m'égarre; j'ai trop de bordel dans ma chambre, faut que j'm'organise, que je range, que je reponde du retard... Je ne sais pas comment faire, et j'veux pas de medocs... J'assure pas non plus, je passe beaucoup de temps avec marie-jeanne... Tiens, voilà bien un exemple parlant de Marie Jeanne qui n'a rien à voir, une amie de mes parents du même nom, instit, en pré-retraite, mère poule de deux enfants adoptifs à mis fin à ses jours pendu dans le jardin gavé de medocs, depressive depuis toujours... Je flippe de ça à mort... je dois régler mes trucs, je peux pas fuir toujours! Je ne peux pas gaspiller le temps à nager dans l'ombre...

Princesse n'a rien a voir avec les femmes que j'ai connu, je ne suis pas un pansement pour son coeur, elle se retrouve bien dans son corps et son âme et vis chaque jour comme une bénédiction avec ses doutes, mais elle se protège bien, elle oublie vite ce qu'il ne lui plaît pas... J'ai passé trois années de célibat avant de la rencontrer... Trois années pour fuir des années de renonctres opportunes qui m'a tant soutenu mais trop asphyxié... Je restais un très bon amant pour soigner les blessures, mais ne pouvait aller plus loin sans une idée plus clair de mon futur... J'en arrivais à ne plus reconnaître des visages, ne plus me rappeler des nuits passés avec... J'ai toujours rencontré de chouettes femmes, je leur apportais ce dont elles manquaient, et elles m'apportaient ce dont j'avais besoin, pas d'engagement... Mais à force, on se perd... Elle est arrivé autrement, elle est venu se proposer au decors, en douceur, elle est belle, elle est douce, elle est claire, elle vit, elle est loin du monde que je connais, j'ai souvent craint le sien... ce monde ou tout va bien finalement...

Je ne sais pas ou je vais, j'ai le choix, tout m'est ouvert, j'ai les capacités, j'ai juste à me lancer, je peux si je veux, j'ai la boussole magique... Mais si je vais au Nord, je dois oublier le Sud et vice versa... Princesse m'offre une ouverture, elle ne pourra pas gérer ma detresse et j'avoue ne plus savoir comment moi même... J'en veux pas de cette solitude, j'veux arrêter de me plaindre, j'veux pas être dépressif, comment on sors de ça?! Je n'arrive plus à écouter les autres, leurs projets m'accule, leurs blagues ne me font plus très rire, leurs problèmes j'en peux plus, tout me fait douter et j'ai intimement peur de moi même...

Il faut que je me ressaisisse, il faut que je le fasse, il faut que je sorte de ma fainéantise et que je trouve la volonté de recevoir... C'est le bordel dans ma tête, alors si ce forum peut m'y aider, ça à peut-être un sens?
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sweetdaze



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MessageSujet: Re: La crise morale...   Jeu 7 Juin - 20:54

Je ne sais pas si je suis dans la bonne partie de ce forum, mais je dois écrire, continuer de vider mon sac... C'est un peu narcissique, mais égoïstement je dois le faire pour trouver à terme une sortie à ce desert psychologique que je traverse... J'y pense assez bien tout seul, seulement je me perd, et puis l'écrire me permet de me relire, de construire ma pensée pour qu'elle soit clair... J'ai besoin d'être écouté, d'être compris, parce que moi-même, je ne me comprends plus toujours... J'en arrive à des situations de bloquage idiots, si l'attention se porte trop sur moi, je flippe...

Je suis dans le Nord depuis 2 jours, à Bruxelles, c'est le mariage d'un cousin ce week-end, donc moi et mon autre cousin qui était chez moi sommes remontés pour l'occasion. Nous logeons chez sa mère, ma tantine préféré... Une femme exeptionnelle, que j'ai toujours considéré comme le modèle d'une véritable Lady... J'ai écouté mes premiers disques de hard rock avec elle, j'ai pu fumé mes premières clopes sans devoir me cacher en sa compagnie, on a tellement partagé de discussions, d'histoires, de moments... c'est la seule famille que j'ai réellement... Elle a deux enfants plus jeune de quelques années avec moi, auquel je me met une pression énorme et ridicule de servir d'exemple... je voudrais tant être présent quand ils en ont besoin, mais aujourd'hui, jai l'image d'un cousin dévarié, perdu dans ce monde qu'ils tentent eux mêmes de comprendre... La plus jeune vient d'avoir dix-huit ans, nous l'avons retrouvée en congé maladie après avoir avalé de l'héroïne le week end en soirée, pensant innocemment prendre un exta... Pourtant ma jeune cousine va mieux que moi qui ne fait que fumer de l'herbe déjà un peu trop souvent... Son grand frère s'inquiète aussi pour elle, mais lui même se cherche face au monde et sa manière de le gérer et de le ressentir... tout n'est pas si facile, tout ne tient qu'à un fil...
Nous sommes remontés ensemble, d'abord avec son camion jusque l'aéroport Ryanair le plus proche, trois heures de route tendus qui pour mon cousin aurait pu être beaucoup plus drôle, une histoire à raconter comme il dit... Mais je n'ai pas pu resister de trouver la situation ridicule, insenssé et totalement inutile... Nous devions partir de la maison vers les 19h pour éviter de conduire la nuit, il ne pouvait démarrer son camion qu'en descente et il fallait éviter la panne... Mon colloc et moi jouons de la musique ensemble et nous avions prévu une repet avant avec le groupe, le tout a un peu tardé et nous sommes partis un peu après 20h... c'est l'été, le jour est long, mais pas trop... Nous voulions prendre les nationales, dénicher un ticket d'avion discount et payer une fortune en péage, c'est idiot... Nous avons tourné plus d'une heure avant de trouver la nationale qui se dirige à notre but... Les choses se compliquent, il nous faut de l'essence et rien sur la route, de plus nous nous rendons compte, le soir tombant, que les phares s'affaiblissaient en densité... Je crains la suite... Il y a quelques mois mon colloc et moi avions eu le même problème en pleine nuit sur l'autoroute dans sa voiture, 20 kilomètres sans phares sur l'autoroute avant de trouver une aire... Aucune des marques sur la route n'étaient visibles. Impossible de voir la route, ses limites, ses courbes, obligé d'avancer lentement donc, essayant de suivre des camions pour suivre le sillon de ses feux rouges. Les voitures qui nous doublaient en klaxonnant ne nous ayant aperçu qu'au dernier moment, lancé à 120 km/h... Le flippe de ma vie, sorti de là nous étions des dieux! Mon cousin me proposait de partager cette experience avec lui, comme si c'était un challenge qui nous rapporterait des médailles d'honneur... Je n'ai pas voulu partager son enthousiasme et ça l'a déçu... Pourtant... Nous avions notre avion le matin à 8h45, évidemment il fallait y être à 8h maxi pour être autorisé à embarquer... Le cous avait peur de ne pouvoir redémarrer sa roulotte si on s'arraitait... Les phares sont encore bons assez pour avancer encore... Nous avançons, mais nous décidons de prendre l'autoroute tant que nous pouvons pour se rapprocher au plus de notre destination, et puis, il nous faut trouver une station de nuit pour notre engin assoiffé... Tant pis, il vaut mieux payer... La lumière s'affaiblit de plus en plus et pour rejoindre l'autoroute, nous avons dù faire un détour crucial, nous entrons enfin sur la voie rapide et nos feux n'éclairent plus que les bandes blanches deux mêtres devant nous... Je ne suis plus du tout partant, je cherche une solution pour ne pas rater l'avion ni par une mort stupide ni par un retard ridicule... Nous n'avons pas les moyens de le rater, ni de se faire dépanner... mais je ne pouvait m'empêcher de trouver la situation absurde... Lui ne pouvait s'empêcher de trouver cette situation amusante, c'est drôle qu'il me disait confiant de ses aptitudes à se sortir indemne de tout... Il tente de me relaxer en me proposant d'ouvrir des bières! Je suis si concentré sur la route que je ne peux m'empêcher de l'envoyer chier sêchement, plus tard... finalement, j'en ouvre une, j'ai besoin de boire... Son telephone sonne, il répond alors que nous suivons un camion lancé à 90 km/h, et que plus personne ne nous voit sur la route! Nous ne voyons plus rien à plus de deux mêtres autour de nous et inconsciemment il parle avec une amie au téléphone lui racontant en direct l'escapade, puis finit par lui dire que son cousin assit à coté était en panique et qu'il devait raccrocher, mais il a fallu que je lui indique par deux fois l'aire ou sortir, pour l'essence et pour refléchir à la suite, on ne pouvait plus continuer comme ça, on ne voyait même plus les panneaux d'indications sur les côtés... Il remplit le tank sans stopper le moteur, pendant que je paye au guichet j'en profite pour demander si ils vendent des batteries pour camionettes, mais non, c'est plus compliqué à trouver, surtout à onze heures du soir... Je cherche en vain de trouver des argumants rationnel et convainquant face à la tête brulé, jeune et inscouciant... Il me propose une dernière alternative... Il a dans sa maison roulante quelques lampes LED qu'il fixe avec un adésif puissant au dessus de ses phares avant et une autre qu'il met en position clignotante sur sa roue de secours à l'arrière... Il faut tenter qu'il me dit, nous ne pouvons laisser le camion ici, on ne pourra pas le redémarrer et nous ratons l'avion... Je lui accorde peu convaincu sa chance... Nous repartons, le stratagème nous offres que très peu de champ de vision en plus, mais les voitures arrivant en trombe dérrière sont prévenu de notre présence désormais... Nous n'avons plus qu'une heure de route... Je me suis un peu détendu, j'étais obligé à partir du moment ou j'ai accepté le voyage... Je me concentrais sur les panneaux et le bord de la route... Nous sommes arrivés sain et sauf enfin, nous ne raterons pas le vol... Nous n'avons pas trop discuté de ça après, je ne suis pas très fier de cette expérience, je ne me sens plus un dieu comme la première fois, je me sens ridicule d'avoir été chopé deux fois... La première était une expérience, la deuzième, une idiotie...

J'ai envie d'envoyer un texto à ma princesse, lui dire que je pense à elle, que j'aimerais partager mes retrouvailles d'ici avec elle, que j'aimerais la sentir dans mes bras son parfum si unique, que j'aimerais lui dire que tout va bien, et qu'il y a moyen de faire un beau monde autour de nous... Je sais plus... Est ce que j'y crois? Est-ce que je m'en sens capable? De toute façon, je dois respecter son besoin de distance... Elle veux profiter de cette absence pour réfléchir... Et finalement, j'ai aussi besoin de ce temps pour moi... De m'assurer de ne pas me tromper...
Je ne veux pas lui mentir, l'utiliser pour me reposer sur elle, l'avoir pour me rassurer, me dérober pour ne lui soutirer que son énergie, l'épuiser pour la voir malheureuse et moi à côté, rassuré de n'être pas si mal!... J'ai beaucoup d'estime pour ma princesse, c'est une fille bien qui se respecte, qui est ouverte au monde et à ses incohérances... qui se soucie de rendre le sourire autour d'elle, intelligente, simple et très femme, qui aime la vie, qui considère les êtres égaux et reste humble face au destin... Elle est vivante et douce, j'aime ce qu'elle fait, elle vit ce qu'elle aime et elle aime ce qu'elle vit... Elle est discrète et timide aussi, ce qui n'est pas simple avec moi... J'ai beaucoup de mal avec le téléphone , raconter sa journée, se dire des mots doux, tout ça... J'ai toujours eu du mal avec ça il faut dire; Je pouvais, dans mes années de voyages, ne plus donner de nouvelles pendant des mois... Mes journées me sont trop trouble pour les raconter, surtout sans pouvoir utiliser les substitus que sont le regard, les gestes, les tendresses, les sourires... Je ne suis jamais en phase avec le moment présent, toujours ailleurs et si personne ne me soutient du regard, je pars... J'essaye de lui faire raconter ses moments à elle, mais je n'arrive pas à entendre ou comprendre tout et je n'ose plus lui faire répéter après trois tentatives... Je lui ai raccroché au nez une fois, enfin, après un silence trop long que je n'ai pu supporter... elle me demandait simplement comment se passait un de mes projets en cours... Tu m'étonnes qu'elle veuille prendre du recul... Lorsque l'on se voit, ce n'est pas la même chose, tout se passe plutôt bien, je rêgle tout ce que je dois faire avant qu'elle ne vienne, pour être le plus disponible possible, n'être là que pour elle... Nous nous voyons presque toutes les semaines 3 ou 4 jours selon nos agendas, je pensais que je pouvais tenir sans laisser ma sombre energie transpirer en sa présence... Je pensais avoir fait assez de chemin pour supporter un lien si intime sans risquer de l'impliquer dans mes doutes et mes craintes... Je pensais même que c'était une bonne chose, que cela m'obligerais à m'organiser, à me sortir du trou... Tout à bien marché les premiers temps et maintenant je ne peux plus me cacher, ça déborde, et le risque de gacher le tout devient trop important... Je ne peux pas lui faire subir tout ça, pas comme ça...

Je prends ce temps pour réfléchir aussi sur les moyens de ma thérapie, à mon retour en France je dois me faire aider... Ce que j'écris ne sera pas assez, mais peut-être me permet il d'y voir plus clair et d'être plus efficace... Ce que je crains en rentrant dans ce genre d'aide, c'est de devenir fou... peut-être pas jusque là, mais j'ai peur de m'eterniser dans cet état, j'ai peur que ce soit chronique, et que j'en soit obligé à vivre dépendant de pillules magiques qui me boufferont bien quelque chose en compensation... Et puis au delà de ça, je crains de sombrer encore plus profond avant de revenir à la surface, et tous les dégâts autour... J'ai peur de ne plus pouvoir me regarder dans une glace après, j'ai peur de revivre des moments que je n'ai pu accepter... J'ai la hantise de ne plus pouvoir me gérer, de me trahir, de perdre ma liberté et mon âme... Mais je sais que je dois me soigner, pour moi et pour ceux qui m'entoure... Pour pouvoir jouir du bonheur d'avoir des gens formidable autour de moi et de vivre libre et heureux... et je ne peux plus me mentir... ma dépression n'est plus juste un rhume auquel je dois juste me couvrir pour guérir, c'est devenu une vraie grippe auquel je dois considérer le traitement... J'ai peu confiance aux médecins et en moi...

En arrivant à bruxelles, la première chose que je fais c'est d'appeller "my bro", il est comme mon grand frère, il me connaît bien, c'est chouette de le retrouver, il a la pêche, les choses marchent bien pour lui en ce moment... J'ai habité ici avant de rentrer en France, 5 ans, j'ai adoré cette ville... Je suis né dans ce pays, mais il a fallut fuir la mort de mon frère et donc le paysage, le climat, le reste de la famille, tout, tout ce qu'il fallait pour reconstruire une vie heureuse et sans rappel... oublier à tout prix... My bro s'inquiète pour moi des fois, mais est certain de me voir sortir bientôt... J'avais promis à tous ceux d'ici que je reviendrais après avoir réglé mes affaires dans le sud, je ne sais plus si je reviendrais désormais...

Je vais vous laisser, ma tante est revenu du boulot, ma cousine a besoin de moi pour bosser un peu des exams, et je suis là pour les voirs, mais si vous m'avez lu jusque là, je vous en remercie, vous partagez des choses avec moi que je n'ose pas partager avec mes plus proches...


Dernière édition par le Ven 8 Juin - 2:58, édité 1 fois
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domi



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MessageSujet: Re: La crise morale...   Jeu 7 Juin - 22:28

sunny la réponse est dans la question... il semble nécessaire de faire le point avec un psy. Je ne suis pas expert et Marie-do t'en dira plus. sunny
De plus ta lucidité et ta capacité à t'en sortir sont excellentes, il reste plus qu'une chose à faire mettre le travail en chantier.

_________________
Il n'est besoin de rien seul ton coeur qui s'ouvre et se libère...
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Admin Marie-do
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MessageSujet: Re: La crise morale...   Ven 8 Juin - 9:34

Bonjour sunny

Sweetdaze, merci pour avoir partager un peu de ce qui te
tourmente. Pouvoir exprimer ta souffrance c'est déjà la reconnaître
et lui enlever de sa force. En tout cas sur le moment et c'est déjà çà Wink
Ce que je vais t'écrire est une piste de réflexion que tu peux tout à
fait réfuter.

Tu vis dans la peur, celle de vivre comme si tu n'en avais pas le droit...
et par conséquent celle de mourir...en défiant la mort par des conduites
à risques.
Ce n'est pas surprenant à la lecture de ton vécu. Ami j'ai envie
de te dire de ne pas te juger aussi durement.
Les circonstances ont fait que tu t'es perdu en route, ce n'est pas de ta faute.
Tu es naît après la disparition tragique de ton frère, peut-être t'es-tu (inconsciemment)
donné pour mission de le "remplacer", de consoler la souffrance de
tes parents, de ta famille. Sans doute t'es-tu rendu compte que ce
n'était possible, tu t'es construit sur l'espoir d'être un autre....
J'ai le sentiment que tu as grandi dans l'ombre de ce frère et que tu
t'es éloigné de toi-même.
N'est-ce pas trop lourd pour un petit garçon de prendre dans son
coeur la responsabilité de réparer une tragédie ?.
C'est par amour Sweetdaze que cela s'est produit et tu en as beaucoup.
En prime, et c'est compréhensible tu as été surprotégé par ta soeur,
un peu comme si elle te disait par cette attitude que la vie est "DANGER".

Comment dans ces conditions, ne pas avoir la "tête ailleurs" ?
présent corporellement mais absent mentalement Ami
C'est en somme un pilotage automatique, bien pénible c'est vrai.

Chacun d'entre nous met en place une (ou des) défense(s)
normale(s), pour se protéger d'une souffrance encore plus grande.
Cela va sûrement te surprendre si je te dis que c'est la partie saine
(en bonne santé) qui se manifeste pour que tu retrouves enfin
l'équilibre.

Tu es un jeune homme aux nombreuses qualités, généreux en
particulier. C'est chouette que tu sois entouré de personnes que
tu aimes et qui te le "rendent" bien.
Je te félicite par ailleurs pour tout ce que tu as réalisé :
ton DAEU par exemple.
Je te propose de ne pas t'enfermer dans une fausse définition de
toi même. Tu es bien plus que cela.
Vivre c'est être confronté à tous les possibles mais aussi à toutes
les limites heureux

J'entends bien ta réticence à consulter un psy, surtout si tu as des problèmes
d'argent, mais sois sûr qu'il est toujours possible de demander
une réduction du tarif. Ensuite tu peux choisir un psy dont la
méthode de travail ne sera pas psychanalytique :
c'est à dire qui ne se limitera pas à t'écouter parler Wink Ce serait
à mon avis, une bonne démarche que tu te fasses aider sur le fond
de ton problème.

N'hésites pas à m'adresser un courrier si tu en ressens le besoin.
Même en privé, cela ne me dérange pas.


A tout bientôt bisous

_________________
"Ne jamais oublier d'aimer exagérément c'est la seule bonne mesure". Christiane SINGER.
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MessageSujet: Re: La crise morale...   Aujourd'hui à 1:21

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