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 le chevalier

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domi



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Date d'inscription : 01/04/2007

MessageSujet: le chevalier   Sam 29 Nov - 2:58

L'initié développe son réceptif; il s'aime, il aime ses sensations, c'est amoureux de l'énergie et il la cultive. Le sage se pose dans les situations complexes et concrètes de la vie avec sa conscience ouverte et alignée. L'initié est un homme éveillé, le sage est comme un enfant qui dort dans un grand lit de plumes. Quelque chose en lui est au-delà de toutes les apparences. Il n'a pas le costume du sage car il ne veut pas que ses frères en se comparant à lui se sentent inférieurs. Sans la dissimuler, il ne montre pas cette sagesse, qui lui permet de rire de lui-même. Il coïncide avec le soi et il comprend dans la profondeur de sa chair ce que signifie "aimer son prochain comme soi-même". Le respect de la vie, de l'autre et de soi ne sont qu'une et même chose. Il sait poser des questions et ne pas donner les réponses avant qu'une conscience soit prête à les entendre. Joueur et léger, il n'a pas à singer la gravité, elle est en lui comme une profondeur inaltérée et constamment épanchée.

Pour le pauvre chevalier sa rencontre avec Merlin représente les retrouvailles avec le fil du sens, la conscience éternelle. Deux petits animaux accompagnent le chevalier dans sa quête, ils signifient que la vie animale en nous reste une alliée. Manger, marcher, s'immerger dans la nature sont des enseignements. Le chemin du chevalier comporte la traversée de trois châteaux : le château du silence, le château de la connaissance, le château de l'audace et de la volonté puis l'accès au pic de la vérité.

Dans le château du silence il s'agit de trouver la porte et cette porte ne se montre qu'a celui qui a compris. Le chevalier a la surprise de rencontrer son roi dans la première pièce et il espère encore pouvoir cheminer avec lui. Mais le roi le détrompe : on ne peut voir la porte et sortir de la pièce que dans la solitude. "Il faut être seul pour déposer son armure". Le chevalier découvre alors qu'il ne s'agit pas tant d'espérer découvrir la porte que d'accepter l'instant. Le roi représente le milieu social de référence, l'idéal pour lequel il était prêt à sacrifier sa vie et même cet idéal doit être abandonné dans le chemin de descente vers soi-même. Il reste seulement la force de continuer là où on est. Dans le dénuement et les larmes les portes s'ouvrent sur plusieurs pièces, sur plusieurs compréhensions jusqu'à ce que la voix intérieure se fasse entendre, la voix du soi que le moi recouvre toujours de son bruit incessant. Pour quitter la première pièce le chevalier a dû s'avouer sa peur de la solitude ; dans la deuxième pièce, il découvre qu'il avait toujours eut peur de la solitude et que pour tromper cette peur il avait parlé sans cesse. Dans la troisième pièce il reconnaît qu'il n'a jamais apprécié le présent, qu'il parlait toujours de ce qu'il allait faire ou de ce qu'il avait réalisé. Dans la quatrième pièce il prend conscience qu'il n'a jamais écouté vraiment et que son armure lui a servi à ne pas entendre la tristesse dans la voix de sa femme. En ressentant la solitude de cette dernière, il accède à des torrents de larmes et la porte de la cinquième pièce s'ouvre. Là, une voix intérieure se manifeste pour lui dire qu'il est de plus en plus proche de lui-même. Un homme qui consulte un thérapeute après le départ de sa femme accède ainsi à des prises de conscience très bouleversantes et à des réserves de larmes qui le prennent au dépourvu. Sa sensibilité est si ouverte qu'il peut pleurer des jours. Une chanson, un film le font pleurer.
Mais son regard devient plus clair, la vie qui était amère prend un goût de plus en plus agréable. Comme pour le chevalier, son heaume tombe, il respire différemment, le vent carresse sa joue et il se réjouit. Tout ce qui existe est une partie de lui. Il ne peut plus écraser personne sans avoir mal. Son coeur devient vivant. Dernière leçon : quand on est en contact avec son véritable moi, le temps passe vite.

Après le château du silence le chevalier aborde le château de la connaissance qui lui confirme que le temps paraît long à celui qui attend d'être rempli par autrui. Totalement sombre le château ne s'éclaire que pour ceux qui comprennent. Le chevalier est d'abord confronté à sa confusion entre besoin et amour et il doit bien s'avouer qu'il a eu davantage besoin des autres qu'il ne les a réellement aimés pour eux-mêmes. Il s'aperçoit aussi que ce qui faisait écran à l'amour, c'était son mauvais amour de lui-même. L'amour des autres lui tenait lieu d'amour de lui-même. En se regardant dans le miroir il se découvre beau, innocent, parfait, et il ne se reconnaît pas. Beaucoup d'êtres cultivent ainsi des jugements négatifs sur eux-mêmes et leur voyage vers l'amour s'en trouve égaré. Ils utilisent les autres pour se supporter tout en croyant les aimer. La dernière leçon concerne l'ambition : seule l'ambition qui vient du coeur apporte le bonheur, sinon elle déssèche, elle rend malade, elle fait vieillir. Comme le chevalier, la plupart des hommes enfermés dans leur course au pouvoir, à l'argent ou à la survie ont un potentiel intact de perfection mais ils l'ignorent et courent à en mourrir pour être reconnus, aimés. Au moment où ils prennent conscience de cette situation, ils se disent qu'ils ont gâché leur vie mais ils ont seulement besoin d'admettre qu'il leur a fallu da temps pour comprendre. Le dernier château est celui de la volonté et de l'audace avec son dragon du doute et de la peur. Et le chevalier doit s'y reprendre à plusieurs fois avant d'oser s'avancer sur le dragon, d'accepter qu'il n'est qu'une illusion. Continuer son chemin au sein de la connaissance de soi et de l'acceptation, tordre le coup aux illusions sur soi et sur les autres, demander de cultiver volonté et audace. Le chemin n'est pas tout tracé. Il lui reste une dernière épreuve : gravir le pic du chemin de vérité. "Je ne peux pas connaître l'inconnu si je m'accroche au connu".
C'est ce que le chevalier doit maintenant intégrer. Le lâcher-prise est au rendez-vous ; comme dans les rêves, il lui faut accepter de tomber à l'infini. Il revoit toute sa vie, abandonne tous ses jugements. C'est à ce moment qu'il se retrouve en haut de la montagne dans une liberté qu'il na jamais connue. Toute son armure tombe. A cet instant il connaît l'état "je suis amour". Il y a en chacun de nous cette possibilité de coïncider avec soi-même et l'univers, de ne plus voir de différence entre l'intérieur et l'extérieur. Il subsiste une leçon décisive : Tout ce parcours inoubliable est désormais à faire et refaire comme si on ne savait rien.

Paule SALOMON - les hommes se transforment.

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Il n'est besoin de rien seul ton coeur qui s'ouvre et se libère...
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